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Je me suis longtemps demandée pourquoi les contraceptifs hormonaux contenaient des hormones différentes de nos propres hormones sexuelles: l’estradiol et la progestérone qui sont les principales régulatrices de notre cycle menstruel. Cela me paraissait absurde : pourquoi inventer d’autres hormones en laboratoire dont on ne connait pas l’effet à long terme sur notre corps et dont on connait par contre déjà toutes sortes d’effets secondaires indésirables (troubles de l’humeur, rétention d’eau, etc…)? De toute évidence, des molécules identiques aux nôtres (bioidentiques) présentent moins de risques pour notre santé que celles inventées en laboratoire…
De plus, l’estradiol et la progestérone sont des molécules très faciles à synthétiser en laboratoire à partir de molécules de plantes que l’on modifie légèrement. Il n’y a donc en principe aucune raison de les substituer par d’autres dans les pilules et autres méthodes contraceptives à base d’hormones.
J’ai enfin trouvé une explication tout à fait convaincante dans un livre très intéressant de Sylvie Demers, médecin au Québec et spécialiste en hormonothérapie féminine bioidentique :
« Il faut savoir que les hormones bioidentiques estradiol-17beta et progestérone ne sont pas brevetables. Pour qu’un médicament puisse l’être, il faut que la molécule soit nouvelle, ou que le procédé pour la fabriquer soit nouveau.
L’estradiol-17beta et la progestérone étant bioidentiques, c’est-à-dire identiques aux hormones naturelles, la notion de molécules nouvelles est exclue, puisqu’elles sont déjà existantes dans la nature. De plus, les technologies pour fabriquer l’estradiol-17beta et la progestérone datent de plusieurs décennies. Il ne s’agit donc pas d’un procédé nouveau. Pour pouvoir breveter le procédé, il faudrait développer une nouvelle technique de fabrication et qu’elle soit moins coûteuse, ce qui est peu probable.
Actuellement ce qui est brevetable, c’est la méthode de délivrance des hormones sexuelles dans le corps (ex : nouveau type de timbre), qui se raffine continuellement avec le développement de nouvelles technologies de pointe. Lorsqu’un médicament est non-brevetable, donc non exclusif à une compagnie, les compagnies pharmaceutiques n’ont pas beaucoup d’intérêt à financer la publicité et la recherche qui coûtent très cher. En effet, si le médicament devient plus prescrit, cela profitera à leurs compétiteurs qui pourront plus facilement baisser leur prix de vente, n’ayant pas eu à en payer les coûts de publicité et de recherche.
Il ne s’agit pas là de distinguer les bons et les méchants. En affaire, comme dans la vie en général, les gens cherchent habituellement d’abord à rentabiliser leurs efforts. Les investissements en recherche et en publicité vont surtout se faire pour les médicaments les plus prometteurs financièrement. Il faut donc être lucide et pragmatique. »
Extrait de : « Hormones au féminin. Repensez votre santé » Les éditions de l’Homme 2008
Progestatifs les plus couramment trouvés dans les méthodes de contraception hormonales actuelles (avec ou sans éthinylestradiol comme estrogène):
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Progestatif
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Méthodes contraceptives
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Cyproterone acetate
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Diane 35, Minerva 35
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Etonogestrel
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Implanon
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Desogestrel
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Cérazette
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Levonorgestrel
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Adépal, Trinordiol, Mirena, Minidril
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Norethisterone ou norethindrone
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Triella
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Drosperinone
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Jasmine, Jasminelle, YAZ
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