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L’avenir de l’augmentation mammaire PDF Imprimer E-mail
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Écrit par Edwige   
Jeudi, 27 Mars 2008 19:49
Disparité dans la répartition de nos cellules graisseuses

La répartition des cellules graisseuses dans le corps d’une femme lui donne la forme typique d’un « sablier » : une taille fine mais un torse et des hanches larges. Cependant, certaines femmes n’ont que très peu de cellules graisseuses au niveau de la poitrine. Lorsqu’elles prennent du poids, leur poitrine est donc l’une des dernières parties de leur corps à voir son volume augmenter. La taille de leur poitrine est alors en désharmonie avec le reste de leur corps. Il n’existait jusqu’à tout récemment aucune méthode 100% efficace pour augmenter le nombre de cellules graisseuses spécifiquement au niveau de la poitrine.

Les cellules souches des tissus adipeux viennent au secours des poitrines menues

L’idée d’utiliser du tissu adipeux pour donner du volume à certaines parties du corps ne date pas d’hier. En fait, les premières greffes de tissus adipeux datent de plus d’un siècle. Cependant, la popularité grandissante des implants synthétiques à partir des années 60 a relayé les greffes de tissus adipeux au second plan. Il faut dire que la greffe de tissus adipeux présentait deux inconvénients de taille: le prélèvement et la transplantation de la graisse nécessitaient de larges incisions, laissant alors de grosses cicatrices. De plus, on notait qu’un an après l’opération, plus de la moitié des cellules greffées n’avaient pas survécu.

Cependant, les autres nombreux problèmes rencontrés avec les implants mammaires en silicone ont poussé certains chercheurs à travailler à l’amélioration de la technique de greffe de tissus adipeux. On sait maintenant que les tissus adipeux regorgent de cellules souches, particulièrement importantes pour la régénération de tissu. On aspire donc le tissu adipeux de l'abdomen ou des cuisses par liposuccion et on le transplante dans la poitrine. Aujourd’hui, grâce à l’utilisation de seringues pour la liposuccion et la transplantation, cette technique laisse des cicatrices beaucoup plus discrètes que celles causées par la pose d’implants mammaires. Enfin, la survie des cellules greffées atteint à présent 40 à 70%.

Le résultat obtenu plusieurs mois plus tard est très naturel puisque le tissu adipeux que l’on greffe fait partie de la constitution normale de la poitrine. Les premiers tests sont prometteurs et n’ont engendré aucuns problèmes de santé majeurs.

Grâce à cette nouvelle technique, on peut gagner en moyenne deux tailles de bonnet (120-160 ml). Pour celles qui souhaitent les augmenter avec 300 ml, l’intervention peut être effectuée deux fois.


Patience…

Il faudra probablement attendre encore au moins quelques années pour voir cette intervention se banaliser chez la plupart des chirurgiens esthétiques. Pour l’instant, les chirurgiens pratiquant ce genre d’intervention sont encore rares et le coût est très élevé (le triple de celui d’une augmentation mammaire traditionnelle).

Cette technique est déconseillée pour celles qui portent déjà des implants mammaires et souhaiteraient les remplacer par de la vraie graisse. En effet, le volume précédemment occupé par l’implant mammaire risquerait de ne pas être totalement comblé par les cellules ayant survécu à la greffe.

Il est possible par contre d’avoir recours aux deux techniques pour celles (qui en ont les moyens!) et qui souhaitent augmenter leur poitrine de beaucoup mais en essayant de garder un look le plus naturel possible.

Les limites de la technique

Cette technique est donc idéale pour celles qui par la même occasion se débarrasseraient volontiers d’un surplus de graisse au niveau de l’abdomen ou des cuisses. Pour les femmes plus minces, la quantité de graisse transférable sera malheureusement plus limitée. Enfin, le pourcentage de survie étant très variable (entre 40 et 70%) la taille finale reste imprévisible.

Les cellules souches pourraient bien sonner la fin des implants mammaires…

Qui voudra encore se faire implanter des grosses poches en silicone dans la poitrine lorsque la possibilité d’obtenir une poitrine 100% naturelle sera a portée de main? Avec les cellules souches, finis les problèmes de formation de coques, de ruptures d’implants, de cicatrices larges, et autres complications!


Pour plus d'infos:
http://newsletter.doccheck.com/generator/846/4437/xhtml
http://www.makemeheal.com/news/stem-cells-gaining-popularity-in-plastic-surgery-procedures/141
http://news.bbc.co.uk/2/hi/health/4274171.stm
http://www.springerlink.com/content/p31491505mn71u80/

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Mis à jour ( Vendredi, 04 Avril 2008 11:32 )
 

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